Sincèrement, je suis totalement perdue. Pas dans mes émotions ni dans mes sentiments. Non, ça, ça ne risque pas d'arriver. Par perdue, j'entends déboussolée. Chaque jour se répète. Au début des vacances, je m'étais promis d'accomplir plein de choses et finalement, je repousse tout le temps au lendemain. Je me lève, je mange, je glande de différentes façons, je veille puis je m'endors. Et cette routine m'étouffe. Trois-quart des vacances entamés et ce n'est que là que je m'en rends compte. Je voulais mettre ces deux mois à profit pour écrire, taffer. En vérité, je ne fais que lire et stagner devant le PC.
Maintenant que j'en prends conscience et que je me résous à changer un peu, le temps a fini par me rattraper. Lui, qu'importe la saison ou a période, il court toujours, à la même vitesse. Malheureusement, il ne s'essouffle jamais. J'envie son endurance.
Pour être franche, je ne suis pas franchement emballée à l'idée d'entrer au lycée. Je n'ai pas spécialement peur ni angoisse, cependant, c'est comme si je ne voulais pas grandir. Même si je ne suis plus au stade de l'insouciante enfance, je tiens tout de même à rester dans mes quatorze ans. Pourquoi tout cet engouement ? Parce que, à mes yeux, c'est le plus bel âge, oscillant entre la fin prononcée de l'enfance et le début bien marqué de l'adolescence. Un peu comme si tu étais un tantinet plus adulte. Pourtant, mon statut de gamine me plaisait. Mais de toute façon, le temps n'attends personne et il faut bien que je l'accepte. Bah oui. A la fin du mois, j'aurai quinze ans.
La semaine prochaine : direction le Tennessee.
Depuis 1993, spécialiste des vacances prévues, reportées puis annulées à la dernière minute. (H)